Cyclisme

Arnaud Demare " J'aime venir  à Amiens"

 

Pour la quatrième fois, Arnaud Demare s'est imposé à Amiens dans le Prix Jean Renaux. Il a gagné au finish car l'arrivée a été très serrée.

Cette victoire coïncidait justement avec son 31e anniversaire et le public amiénois a tenu après sa victoire, à lui fêter cet évènement.

Visiblement, Arnaud était heureux sur le podium et il a beaucoup apprécié cet accueil.

La ligne droite du Mail Albert 1er était idéale pour que le nombreux public puisse assister à un sprint majestueux. C'est ce qui est arrivé alors que la nuit avait quasiment fait son apparition sur cette belle avenue que notre ami Jean-Louis Gillet, l'un des deux speakers de ce critérium d'Amiens, a comparé aux Champs Elysées.

Arnaud Demare est un des grands champions français et surtout il est Picard. Il aime venir courir à Amiens ainsi qu'il nous l'a rappelé dans l'entretien qu'il nous a accordés, Rachid Touazi du Courrier Picard et nous-mêmes. 

Arnaud, vous aimez venir ici à Amiens?

C'est vrai qu'en tant que Picard, j'aime venir ici à Amiens. Et puis, cette année, je n'ai pas beaucoup couru en France. Amiens, c'est local et je suis à 40 minutes de la maison.

Je sais que ma famille vient à la course, ma soeur, mes cousins.  mes grands parents. C'est un rendez-vous incontournable et de plus, il fait beau. Je vais aussi retrouver des personnes que j'ai connues quand j'étais minime ou cadet et qui sont derrière les barrières.

Vous savez quand j'étais gamin, je courais surtout en Picardie à Amiens, Montdidier, Salouel. 

Maintenant, ce n'était pas du tout évident que j'allais participer à ce Prix Jean Renaux car ce dimanche, je cours le G P de Plouay et par rapport à mon avion, je ne savais vraiment pas. Mais finalement quand j'ai su que nous partirions le samedi, j'ai dit à Henri-Paul Fin que je serai présent.

Vous avez effectué une belle saison?

J'ai eu un manque de réussite au début car physiquement j'étais bien.

Il y avait aussi un bon niveau dans les classiques.

Ensuite, j'ai fait un gros Giro et là j'étais vraiment content. Trois victoires, le maillot par points Au championnat de France, je manquais de fraîcheur. J'étais bien mais c'était pas le Top.

Et puis les circonstances de courses ne m'ont pas été favorables. Pour la reprise, j'ai participé au Tour de Pologne qui est une belle course.

 

Vous êtes dans une formation qui a été présente partout notamment dans les trois Grands Tours. Cela signifie que tout le monde peut s'exprimer dans la saison?

Finalement, le calendrier est bien fait. Tous les coureurs ont pu s'exprimer et le fait de cibler chaque évènement avec différents groupes, évite par exemple pour un coureur de doubler les grands Tours. Ce qui fait qu'on se connait de mieux en mieux.

 

Parlez-nous des sprints. Ils sont de plus en plus dangereux?

Vous savez, nous sommes obligés de prendre des risques. Il faut y aller même si la barrière est très près de votre guidon. Un simple coup de frein et vous ne gagnez pas. C'est vrai que çà va vite et je l'ai vu encore au Tour de Pologne. Il y a de plus en plus de sprinters et le niveau est de plus en  plus homogène. C'est vrai qu'il y a de plus en plus de risques.

Comment se présente votre fin de saison?

Je n'ai pas grand chose sauf que je vais courir Paris-Chauny, le GP d'Isbergues, le Tour de Vendée, à Binche, Paris-Tours mais il n'y aura pas de Mondial

 

Dans une saison, avez-vous des périodes de repos au cours desquelles vous ne faites pas de vélo? 

Oui cela arrive mais ce sont vraiment de courtes périodes. Après les classiques au mois d'avril, j'ai eu cinq jours et après le championnat de France, une coupure un peu plus longue. Cela  fait du bien et j'en ai profité pour aller en vacances avec Madame.

 

Pensez-vous effectuer toute votre carrière au sein de la même équipe?

On ne peut vraiment rien dire. On verra bien.

 

Martial Gayant vient de prendre sa retraite. Il est Picard et a laissé un grand vide dans le groupe.

C'est vrai que c'est un emblème de l'équipe. Il a beaucoup apporté car il faisait vraiment un gros travail dans l'équipe. Tous les plans, les logistiques, c'était lui. Il  connaissait tout par coeur, ne serait ce que l'emplacement des  voitures dans la course et celles qui allaient prendre d'autres directions  après la course.. Celui qui prend le relais a tout à apprendre.

 

Quelle course aimeriez-vous gagner en 2023?

Paris-Roubaix évidemment, une étape dans le Tour  également.

 

Dans deux ans ce sont les J.O. Aimeriez-vous y participer? 

J'ai fait les JO de 2012 à Londres et j'en garde de bons souvenirs.

J'aimerais bien les refaire surtout que c'est à Paris à une heure de la maison.

Ce serait formidable.

 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui souhaite faire du vélo?

Qu'il se fasse surtout plaisir à faire du vélo. Qu'il aille s'amuser dans les bois.

La compétition viendra plus tard sur la route.

 

Quand vous arrêterez le plus tard possible, aimeriez-vous être consultant comme un autre Picard Christophe Riblon?

Je n'en sais rien. Pour l'instant, je suis coureur.

Mais vous savez, je me vois toujours avec un dossard même après ma carrière pro.

 Pourquoi ne pas apprendre le triathlon comme Jalabert ou faire du trail.

Lionel Herbet


C'était il y a 50 ans, les Jeux Olympiques de Munich (7)

Roger-Philippe Menu avait battu un record de France

 

A ces Jeux de Munich, outre Henri-Paul Fin (alors licencié à la Pédale Madeleinoise), l'Amiens SC avait deux sélectionnés: le hockeyeur sur gazon  Marc Chapon et le nageur Roger-Philippe Menu qui était venu dans la capitale picarde après avoir été sollicité par Julien Burnay un grand dirigeant de l'époque.

Roger-Philippe Menu était un spécialiste de la brasse.

Au 200m brasse, Menu devait améliorer le record de France en 2mn30s et il faisait honneur à l'équipe de France qui était plutôt modeste. En dépit de son record de France, Roger-Philippe Menu ne parvenait pas à se qualifier pour la finale.

Roger-Philippe Menu qui nous a quittés voici quelques années, était aussi member du 4x100m et à Amiens, il avait tropuvé un emploi demaîter-nageur


C'était voici 50 ans, les Jeux Olympiques de Munich (6)

Marc Chapon a vécu de près le drame du village olympique

 

Quand il participe aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, au sein de l'équipe de France de hockey sur gazon, Marc Chapon est licencié à l'Amiens SC.

C'est la deuxième fois qu'il dispute les Jeux mais en 1968, il était au club de Douai.

Munich reste pour lui un souvenir qu'il n'a jamais oublié et pour cause.

"Ce drame nous a d'autant plus bouleversés que nous l'avons vécu de très près.

Je me trouvais en effet à 50 mètres du bâtiment des lutteurs israéliens.

Des hommes déguisés en sportifs et portant des sacs de sport avaient pénétré à l'intérieur du village.

A 4 heures du matin, ils ont investi le bâtiment des lutteurs.

Un Israélien a tenté de se défendre mais les palestiniens de Septembre Noir l'ont abattu et ensuite jeté son corps par la fenêtre.

J'ai tout vu et je puis vous dire que c'était impressionnant."

Evidemment, Marc Chapon est resté impuissant car il lui était impossible d'intervenir. Il a donc vécu en direct la mort des athlètes et dirigeants israéliens.

Marc Chapon se souvient du lendemain quand le C I O avait convoqué les athlètes.

Fallait-il ou non continuer les Jeux?

A une forte majorité, les athlètes ont répondu qu'ils voulaient continuer.

Au plan sportif, les Français avaient débuté par une défaite 3-0 face au Pakistan, ensuite  battu l'Ouganda 3-1 mais devaient s'incliner face à la Belgique et ensuite la Malaisie.

 Marc Chapon dut ensuite  satisfaire à un contrôle anti-dopage.  Il se déclarait très fatigué car il avait joué trois matches en trois jours.

"C'est trop dur pour moi compte tenu de mon entrainement très limité et franchement, j'ai été inexistant devant les Belges".

Par la suite, Marc Chapon a porté à 72 reprises le maillot de l'équipe de France et il a joué à Amiens durant quinze ans. Il est ensuite devenu président de la Ligue de Picardie et aujourd'hui, il milite dans le golf.

Lionel Herbet 


C'était il y a 50 ans, les Jeux Olympiques de Munich

 

Le football en danger et le dopage  en sursis  (5) 

 

On se souvient que ces Jeux Olympiques de Munich en 1972 vont rester éternellement dans les mémoires surtout en raison du drame qui s'est déroulé dans le village olympique avec le massacre de représentants israéliens.

Pourtant dans les derniers jours du mois d'août et début septembre, les compétitions se déroulent normalement. Il y a on le sait un nouveau président du C I O qui, on s'en souvient a pris une importante décision politique en excluant de ces Jeux les athlètes de la Rhodésie. Une décision éminemment politique et qui peut-être aura un lien avec les attentats sans que nous en soyons certains un demi-siècle plus tard. 

En athlétisme, évènement important avec la victoire sur 100m du Soviétique Borzov et le journal l'Equipe signale que depuis 1960, à Rome, la victoire était toujours revenue à un coureur de couleur. Borzov écrit donc une belle histoire.

Mais deux sujets retiennent l'attention dans l'Equipe du samedi 2 septembre: le football et le dopage. Le grand dirigeant brésilien Jean Havelange cumule alors les responsabilités: il est membre du C I O, postulant à la présidence de la FIFA et patron du football brésilien.

Il donne un avis tranchant: il ne veut plus que le football fasse partie du programme olympique.

A cette époque, seuls les joueurs amateurs pouvaient  participer aux Jeux et on se souvient par exemple qu'en 1968, l'équipe de France entrainée par l'Amiénois André Grillon et ne comprenant que des amateurs avait battu le Mexique.

Havelange avait constaté que les rencontres étaient de piètre qualité et cela se comprend puisque les meilleurs joueurs du monde n'étaient pas présents.

Idem  en cyclisme et en boxe.

"Après ce que j'ai vu et avoir bien réfléchi à la question, je pense que le tournoi olympique doit disparaitre du programme. Je vais travailler dans ce sens".

Jean Havelange était catégorique mais avec le temps, le règlement s'est assoupli puisque les joueurs pros ont pu progressivement participer aux Jeux. Si Havelange avait été suivi, jamais la France, entrainée par Henri Michel, ne serait devenue championne olympique en 1984 tandis  que pour 2024, un joueur comme M'Bappé est désireux d'être  présent aux Jeux. 

Quant au dopage, on était persuadé qu'en 1972, il serait plus ou moins éradiqué.

C'est ainsi qu'un médecin chargé des contrôles anti-dopage avait déclaré "se doper, c'est aller au suicide".

Le mot suicide devait être pris au 2e degré car il s'agissait alors, en cas de dopage, d'une exclusion immédiate des Jeux.

Le 2 septembre, mille contrôles avaient été effectués et un seul athlète avait été pris par la patrouille.

Il s'agissait d'un haltérophile iranien  qui avait pris de l'éphédrine.

Pour les experts, il n'était pas possible de passer au travers des contrôles.

Conclusion (éphémère): le dopage était alors en voie de régression.

Cela n'allait pas durer bien longtemps et aujourd'hui, le dopage est toujours présent dans les sphères sportives.

Lionel Herbet



C'était il y a 50 ans , les Jeux Olympiques de Munich (4)

Henri-Paul Fin «  Je ressens toujours les mêmes frissons »

 

Quand il a participé aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, Henri-Paul Fin n'était pas encore Picard. Il était alors licencié au club de la Pédale madeleinoise dans le Nord et c'est bien plus tard, qu'il viendra se fixer dans notre département.

Sa sélection aux Jeux de Munich, Henri-Paul Fin excellent spécialiste de l'effort solitaire, l'avait obtenue grâce au titre de champion de France de poursuite par équipes avec son club.

Aujourd'hui, il est le maire de Saint Fuscien mais aussi dirigeant de Promotion Sport Picardie.

Les Jeux de Munich lui rappellent évidemment de bons souvenirs même si, au plan sportif, les résultats n'avaient guère été fameux.

Henri-Paul Fin faisait partie de l'équipe de France qui participait au 100km par équipe de quatre.

Une course qu'il a vite oubliée car elle s'est transformée en vrai cauchemar.

Pourtant, ce jour-là, le mardi 29 août 1972, Henri-Paul Fin était en forme et incontestablement le meilleur des  quatre concurrents Guy Sibille, Jean Claude Meunier et Claude Magni.

Les Tricolores  furent surtout trahis par l'écroulement de Sibille qui n'était pas dans le rythme et ce dès les premiers kilomètres.

De plus, Meunier fut victime d'une crevaison.

La France était largement battue et terminait 18e à plus de sept minutes des Russes.

Pire, les Français étaient devancés par la formation de .. Cuba. Un comble.

Henri-Paul Fin était déçu et il déclarait après la course:

"C'est dommage car j'étais fort aujourd'hui.

J'étais dans une condition quasi parfaite. Dans les derniers kilomètres je doublais même la longueur des  relais."

Juste après cette épreuve par  équipes; Henri Paul Fin prenait l'avion pour .. Macon afin de disputer une épreuve sélective pour la sélection dans l'épreuve individuelle des  Jeux.

Lors d'une récente assemblée générale de Promotion Sport Picardie, nous avions demandé à Henri-Paul Fin quels souvenirs il gardait de Munich: 

 "Pour moi, cela reste le plus beau souvenir de ma carrière.

J'avais fait la connaissance de Guy Drut, Nordiste comme moi, le nageur Michel Rousseau et l'haltérophile soviétique Alexeiev qui m'a fait penser à un homme de la préhistoire.

Dès l’instant où se déroule à chaque fois la cérémonie d’ouverture, je ne veux pas la rater et je ressens  les mêmes frissons qu’en 1972.

Les gens me parlent souvent en me disant : tu as fait le Tour ?

Oui, j’ai participé à la Grande Boucle mais les Jeux Olympiques c’est quand même au-dessus.

Etre sélectionné et représenter la France, c’est quelque chose de formidable.

Cela m’a marqué. Tout comme la réception que nous avions eue à Matignon et c’était Pierre Messmer qui nous avait reçus.

Avoir 20 ans et être reçu par le Premier Ministre, c’est quelque chose qui ne s’oublie pas.»

Ayant quitté le village olympique la veille du drame, Henri-Paul Fin n'a pas vécu l'attentat qui a eu lieu dans le village olympique avec l'assassinat de représentants israéliens par des Palestiniens.

Par la suite, Henri- Paul Fin est devenu professionnel durant cinq ans et il fut l'équipier du Hollandais Zootemelk et du Belge Van Impe, tous deux vainqueurs du Tour de France.

Maire de Saint Fuscien depuis 2020, Henri Paul Fin  suit toujours l'actualité sportive et c'est ainsi qu'il a le bonheur d'avoir dans son village un certain Erwan Konate, double champion du monde du saut en longueur et qui ira peut-être aux Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Lionel Herbet   


C'était il y a 50 ans, les J O de Munich

"La France n'est pas un pays en voie de développement au plan sportif"

 

Nous entamons aujourd'hui le troisième volet consacré aux J O de Munich avec à l'ordre du jour: le sport à l'école. Sujet important et qui du reste est toujours d'actualité.

Dans son édition du samedi 26 aout 1972, le journal l'Equipe ouvre sa Une sur la cérémonie d'ouverture des JO de Munich qui voient la participation de 8500 athlètes représentant 130 pays et qui vont lutter pour décrocher 1109 médailles.

Nous sommes au lendemain de l'élection du nouveau président du CIO l'Irlandais lord Killanin qui succède à l'Américain Avery Brundage. 

Tous les éditorialistes espèrent que ces Jeux seront marqués du sceau de la paix car personne n'a oublié que Munich a été le prélude à la deuxième guerre mondiale avec  ce rendez-vous manqué des grands chefs d'Etat.

A cette époque, la télévision commence vraiment à s'installer dans les foyers et cette cérémonie d'ouverture sera suivie par un milliard de téléspectateurs.

Il est aussi question de l'état physique de certains des athlètes français qui sont blessés tels Sylvie Telliez, François Tracanelli et Jack Pani.

Le drapeau français est porté par l'escrimeur Jean-Claude Magnan qui se dit très honoré et considère que pour un sportif, c'est la plus belle récompense qui puisse exister.

Toutefois et avant qu'hélas, ces Jeux ne soient martyrisés, le sujet principal évoqué dans l'Equipe est le suivant: le sport à l'école. Vieux serpent de mer qui est toujours à l'ordre du jour puisqu'on l'a noté l'an dernier quand le capitaine de l'équipe de France de basket  Fournier a reproché ses déclarations au Ministre des Sports de l'époque qui, avec un certain sang froid, avait déclaré que les médailles glanées à Tokyo étaient dues au sport pratiqué à l'école en rendant hommage aux enseignants.

Avant les Jeux de 1972, le Colonel Crespin Directeur des  Sports et Joseph Comiti, Secrétaire d'Etat aux  Sports avaient été interrogés par la télévision.

Tous deux avaient admis qu'en dépit des efforts fournis, il restait beaucoup à faire.

"Nous ne sommes pas tout à fait un pays sous-développé en matière sportive mais nous ne sommes pas non plus évolué. Disons que sur le sport, nous sommes un pays en voie de développement".

Un aveu qui en disait long sur les mentalités de cette époque.

Joseph Comiti poursuivait:  "la mécanisation de la vie quotidienne  réduit le goût de l'effort physique".

Nous sommes éberlués même si à cette époque ces propos n'avaient guère surpris l'opinion. Et Comiti de conclure " qu'il fallait privilégier la priorité scolaire".

Le journaliste Edouard Seidler n'hésitait pas et  il ajoutait "qu'il y avait une vraie indigence sportive française."

Mettez vous à la place des 250 athlètes français qui étaient présents à Munich et qui étaient confrontés avec un pessimisme ambiant. 

Edouard Seidler concluait de cette façon:

"Puisse l'opinion ne pas oublier que le procès de l'éducation sportive française est ouvert et le restera tant que la France n'aura pas résolu d'être une nation sportive à l'école, à l'usine  et sur le stade et pas seulement devant les écrans de télévision". 

Les mentalités ont-elles vraiment changé?

Lionel Herbet

Vous ne pensez pas que cinquante ans plus tard les choses ont beaucoup évolué chez nous?

Lionel Herbet


HISTOIRE

 

Le  village olympique de Munich endeuillé, c'était voici 50 ans

 

Alors que la France prépare le grand rendez-vous mondial de Paris en 2024, nous avons pensé  que l'histoire étant un perpétuel recommencement, voici exactement un demi siècle, les Jeux Olympiques de Munich ont été marqués par des drames épouvantables.

Le village olympique qui est un lieu sacré par définition, avait été investi par des révolutionnaires palestiniens et il y eut des morts du côté de la délégation israélienne.

Nous allons consacrer plusieurs articles à ces Jeux  de 1972 qui resteront éternellement et tristement dans l'Histoire  du sport mondial.

Nous aurons aussi l'occasion d'évoquer le comportement de deux athlètes de la Somme qui avaient participé aux Jeux, un cycliste Henri Paul Fin aujourd'hui maire de Saint Fuscien et le hockeyeur sur gazon Marc Chapon licencié alors à l'Amiens SC.

Mais revenons quelques jours avant l'ouverture des Jeux de Munich.

Juste avant les épreuves, des élections vont avoir lieu car il s'agit de désigner qui sera   le successeur de l'actuel président Avery Brundage en place depuis des années.

Il y a deux candidats en lice: le comte Jean de Beaumont qui est le représentant de la France.

Deux ans auparavant, Jean de Beaumont  était venu en personne à Poix de Picardie pour ce qui restera comme la première vraie Journée Olympique dans la région.

Le deuxième candidat est  l'Irlandais lord Killanin.

Les pronostics vont bon train. Jean de Beaumont a de grosses chances cette élection est mise en sommeil en raison d'une décision qui dépasse largement le plan sportif.

En effet, quelques jours avant la cérémonie d'ouverture, la politique fait son entrée. Le C I O (Comité International Olympique) décide en effet au cours de son assemblée générale, d'exclure la Rhodésie.

Le vote est très serré puisque lors de cette assemblée générale du CIO, 36 voix se prononcent pour l'exclusion de la Rhodésie contre 31 et trois abstentions.

On le voit, ce vote aura des conséquences et nul ne peut affirmer que les attentats qui suivront dans le cadre même du village olympique, sont reliés ou non à ce vote.

Du coup, 47 athlètes rhodésiens qui étaient déjà sur place doivent quitter le village olympique car en cas contraire, de nombreux pays auraient boycotté ces Jeux.

Il est admis que ce vote contre la Rhodésie est surtout une défaite de l'olympisme.

C'est grave mais pour l'heure, les compétitions sont sauvées et auront bien lieu.

Le journaliste de l'Equipe Edouard Seidler écrit dans l'Equipe du 23 août 1972:

"On peut trouver bonne ou mauvaise cette décision.

On peut la juger opportune ou maladroite. Mais elle affaiblit l'olympisme dans son ensemble.

Désormais des groupes de pression politique pourront toujours trouver une tribune propre à faire valoir d'autres points de vue que ceux du sport".

L'histoire se renouvellera et pas plus tard qu'à Moscou en 1980 et aussi 1984.

Au moment où les athlètes rhodésiens quittent le village olympique, de Munich, les Français sont encore à Paris et s'apprêtent à rejoindre Munich. On est inquiet au niveau de l'athlétisme pour Guy Drut qui est blessé et n'est pas certain de participer au 110m haies.

Enfin, certains membres du CIO imaginent qu'on puisse prochainement organiser des  Jeux open, c'est à dire des Jeux ouverts aux amateurs et aux professionnels.  Mais aussi des Jeux ouverts à tous, sans distinction de race, d'origine et de croyance.

Edouard Seidler conclut son article:

"Utopie? Vaine espérance? Evitons le pire  s'il en est encore temps".

Lionel Herbet  


Arnaud Demare sera la tête d'affiche du Prix Jean Renaux à Amiens

 

Chargé à Promotion Sport Picardie de mettre en place l'organisation du critérium d'Amiens, Prix Jean Renaux (vendredi 26 août) , Henri-Paul Fin était heureux l'autre soir, dans la salle des fêtes de Saint Fuscien, d'annoncer à ses collègues la présence d'Arnaud Demare.

L'affaire n'a pas été aussi simple car dans un premier temps, le triple champion de France, n'avait pas prévu de venir.

C'est que les temps ont bien changé par rapport à ce qui se passait dans le monde du cyclisme voici un demi-siècle.

A l'époque, dès la fin du Tour de France, les coureurs qui s'étaient mis en évidence sur les routes de la Grande Boucle étaient très sollicités. Ils avaient la possibilité de participer, dans toute la France, à une trentaine de critériums et c'était. l'occasion évidemment de gagner un peu d'argent.

Il faut aussi se souvenir que dans les années 60, Amiens était le premier critérium qui suivait l'arrivée du Tour de france et c'est ainsi que gamin, nous avons eu la chance d'approcher les Jacques Anquetil, Federico Bahamontes, Charly Gaul, Roger Walkowiak et Gastone Nencini.

Mais voilà tout a changé.

Pour la raison très simple que le calendrier international est très chargé et que la fin du Tour de France ne signifie pas une coupure d'environ un mois.

Non tout simplement, les épreuves s'enchainent.

La Vuelta va bientôt commencer et en ce moment, se déroule le Tour de Pologne auquel justement est présent Arnaud Demare.

On sait que cette année, le Beauvaisien n'a pas été convié à participer au Tour de France mais au contraire au Tour d'Italie dans lequel il s'est du reste illustré.

On  peut évidemment le regretter. Nous sommes convaincus que Laporte n'aurait pas été le  seul Français à remporter une étape dans le Tour de France.

Mis voilà, dans ce cyclisme moderne et parfois un peu déroutant, les coureurs ne jouissent plus de cette liberté comme jadis qui leur permettait de participer à des critériums.

C'est aussi la raison pour laquelle, chaque année, le nombre des critériums a tendance à diminuer en France. Normal car les organisateurs qui sont, faut-il le rappeler des bénévoles, se découragent et baissent les bras.

Henri-Paul Fin n'a pas ménagé ses efforts  Il a appelé directement des coureurs français comme Guillaume Martin, Christophe Laporte, Cosnefroy qui sont ou fatigués par le Tour de France ou sortent du COVID.

Il a aussi appelé le champion belge  Philippe Gilbert qui se souvenait d'avoir été bien reçu en 2011 par PSP mais qui est retenu par ailleurs. Avec Arnaud Demare, ce fut difficile car dans un premier temps, le Beauvaisien ne souhaitait pas venir. Mais Henri-Paul Fin a insisté et en définitive,   c'est une réponse positive qu'a donnée Arnaud à Henri-Paul Fin. Cette réponse a été envoyée depuis la Pologne. Ainsi, le vendredi 26 août, Arnaud Demare sera bien la tête d'affiche de ce critérium d'Amiens et dans le peloton, nous aurons notamment Adrien Petit (Intermarché) qui a été cette année le premier Français dans Paris-Roubaix et a remporté voici quelques années le Tour de la Somme.

A noter que Demare avait précédé Petit à l'arrivée du championnat du monde espoirs en 2011. L'année suivante, Arnaud Demare participait aux Jeux Olympiques de Londres à l'épreuve sur route.

D'ores et déjà la question se pose: et si Arnaud Demare participait aux J.O. de Paris en 2024? 

Ce vendredi 26 août, Arnaud Demare fêtera ses 31 ans à Amiens.

Vendredi 26 août: 20h40 Départ du critérium Jean Renaux avec départ et arrivée Mail Albert 1er.

Lionel HERBET 

Nous sommes d'autant plus heureux qu'Arnaud soit présent c'est qu'il fêtera ses 31 ans à Amiens 


EDITO

Christophe Laporte a évité l'humiliation

 

C'était vendredi soir au stade de la Licorne à Amiens.

L'entraîneur de l'Amiens SC Philippe Hinschberger était venu, le plus simplement du monde, devant la poignée de jeunes journalistes qui voulaient s'informer sur le dernier match amical qui oppose l'ASC à Quevilly.

Visiblement, l'entraîneur amiénois qui aime le cyclisme se félicitait d'entrée de  la belle victoire remportée par le Français Christophe Laporte au terme de la 19e étape qui menait les coureurs du Tour de France à Cahors. 

Ouf!

Il était temps et déjà, les médias tentaient de plonger dans leurs archives afin de retrouver la dernière année au cours de laquelle un coureur français n'avait pas remporté une étape du Tour de France.

C'était au siècle dernier.

Christophe Laporte est un coureur français qui a porté le maillot de Cofidis mais qui, surtout s'est transformé depuis qu'il a rejoint l'équipe Jumbo-Visma.

Une formation redoutable qui, dans ce Tour de France, a la chance de compter sur le maillot jaune Jonas Vingegaard et le porteur du maillot vert Wout Van Aert.

Jusqu'à présent, Laporte s'était beaucoup sacrifié pour ses deux leaders et dans le dernier kilomètre de cette 19e étape, van Aert lui a rendu en quelque sorte sa liberté et de jouer à fond sa carte personnelle.

C'est ce qui s'appelle un véritable travail d'équipe.

Visiblement, van Aert dont on a parfois reproché son individualisme possède l'esprit d'équipe qui compte énormément dans le Tour de France.

Ce n'est pas le sociétaire de Groupama Gaudu qui dira le contraire, lui qui a été aidé souvent dans les cols par son équipier Madouas 

Certes, Christophe Laporte est Français mais il porte un maillot d'une équipe étrangère dans laquelle il s'épanouit totalement. Un peu comme par exemple Benzema qui a remporté cette année la Coupe d'Europe avec le Réal de Madrid.

Du coup, on ne pourra pas dire que le cyclisme français revient bredouille de la Grande Boucle puisqu'au delà de ce succès de Laporte, il faut quand même reconnaître que Gaudu et même Bardet ont su parfois tirer leur épingle du jeu.

On regrettera  en passant les abandons  forcés pour cause de COVID de Barguil et Martin.

Maintenant, les Français n'ont gagné qu'une seule fois mais il faut évidemment constater que le cyclisme est aujourd'hui mondial et qu'elle  bien loin, cette époque qui voyait ce sport se pratiquer essentiellement en Europe et seulement dans quelques pays (France, Italie, Espagne, Belgique, Hollande).

Toutefois, on ne peut que déplorer  les absences d'Arnaud Demare et Julian Alaphilippe.

Ces deux champions auraient sûrement franchi au moins une fois la ligne d'arrivée en levant les bras. Mais ce sont des choix non seulement des directeurs sportifs mais aussi des firmes qui emploient ces champions.

Pour ce qui concerne Arnaud Demare, nous souhaitons évidemment le voir en action dans les rues d'Amiens le vendredi 26 août à l'occasion du critérium Jean Renaux. 

Lionel Herbet

et il parait que c'était en 1999


JEUX DE PARIS 2024

Trois délégations japonaises viendront se préparer à Amiens

 

La nouvelle était connue depuis un moment mais cette fois elle est officielle et définitive.

Avant les Jeux Olympiques de Paris 2024, Amiens aura la chance d'accueillir pas moins de trois délégations japonaises: deux en natation et une en tennis de table. 

Cela va permettre de faire vivre l'esprit olympique comme l'a souligné le président d'Amiens-Métropole Alain Gest.

A ses côtés, figurait Madame Sayaka Muramatsu qui officie dans son pays en tant que Directrice Nationale de la natation et qui a bien voulu nous répondre via évidemment le concours d'un interprète:

"J'ai trouvé ici à Amiens des installations très classiques et on ne peut que travailler tranquillement et avec concentration.

Dans un premier temps, nous viendrons en juillet 2023 avec 25-30 nageurs valides car je ne m'occupe pas des paralympiques.

Notre objectif (sourires) sera d'égaler l'équipe de France".

Pas très loin, l'entraîneur du club d'Amiens Mathieu Neuillet  reconnait que la venue des Japonais à Amiens est une bonne chose:

"Je pense que c'est une bonne chose pour tout le monde.

Aujourd'hui, le Japon est une des meilleures nations mondiales  et il l'a démontré récemment lors des championnats du monde de Budapest.

C'est une nation capable d'avoir des  nageurs dans toutes les finales. Ce sera donc très intéressant pour nous mais aussi les jeunes du club  qui pourront assister aux entrainements et observer les nageurs japonais.

Les Japonais sont des gens abordables et nous les avons croisés à Cannet en stage avant Budapest.

Je le répète pour Amiens c'est une fierté car s'ils ont choisi de venir ici, c'est qu'ils trouvent qu'il y a  de la qualité chez nous.

Quant aux championnats de France qui vont se dérouler prochainement à .. Amiens, Mathieu Neuillet nous signale qu'il y aura surement quelques absents car "nous aurons une grosse partie qui ira ensuite à Rome aux championnats d'Europe à Rome."

Notre photo: Mathieu Neuillet à gauche  et son président d'Amiens-Métropole.

Lionel Herbet  


Trophées des Sportifs à Amiens

Jean-Claude Piéri, bénévole de l'année 

 

A l'instar du Département qui récompense un dirigeant bénévole lors de sa soirée annuelle, Amiens-Métropole a eu la même initiative ce mercredi dans la salle de la Bodega à la Licorne. En effet,  sur la dizaine de récompenses, une était destinée à  honorer un dirigeant bénévole.

Le choix s'est porté sur Jean-Claude Piéri et il est tout à fait logique. Mais il est bon de signaler que Jean-Claude Piéri récompensé en tant que cheville ouvrière de l'épreuve pédestre les 100Km d'Amiens, a été dans une autre vie un grand dirigeant de cyclisme.

Il a du reste rappelé que voici une trentaine d'années, il avait été le président du club du CC Moreuil et qu'il avait été d'entrée, membre de Promotion Sport Picardie créée en 1986 et qui sera à l'origine du Tour de la Somme.

Jean-Claude Piéri a  donc bifurqué de la petite  reine à la course à pieds et il a souvent répété que dans les courses de grand fond comme les 100Km d'Amiens, il avait rencontré des gens d'une grande humilité, d'une grande correction et sachant dire le plus simplement du monde: Merci.

Jean-Claude Piéri a tenu à remercier les bénévoles et évidemment ceux des 100Km qui sont au moins 250 pour une épreuve comme celle des 100Km. Il faut en effet des personnes au départ et à l'arrivée, se trouver durant des heures sur le parcours et être prêt  à intervenir en cas de malaise d'un concurrent sur la route.

Du reste Jean Claude Piéri et une petite équipe de PSP organisent chaque année une réception et un repas à l'égard de toutes ces personnes qui, l'espace d'une soirée, font connaissance et aiment l'ambiance de la salle des fêtes de Saint Fuscien, dont le maire est un membre éminent de PSP Henri-Paul Fin.

Jean-Claude Piéri a  conclu ainsi: "Sans les bénévoles, rien ne serait possible". 

Jean-Claude Piéri a confirmé  qu'il mettait fin à son rôle au sein de PSP et il a tenu à avoir un successeur qui soit dans la même philosophie. On le verra bien sûr à l'occasion de la prochaine édition des 100Km d'Amiens mais il sera plus dans l'ombre. .

Lionel Herbet


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (19)

Que nous reste-t-il de Paris 1924? Un superbe film: les Chariots de Feu

 

Dans deux ans, nous y serons et les Jeux Olympiques se dérouleront à Paris.

Soit un siècle après ceux de 1924   dont nous avons abondamment parlé ces dernières semaines.

Des Jeux qui ont été marqués par les performances de deux immenses champions: l'athlète finlandais Paavo Nurmi et le nageur américain Johny Weissmuller.

Au plan français, nous avons aussi évoqué le titre olympique de l'équipe de France de water-polo qui était emmenée par un Nordiste Henri Padou.

Or, un lecteur de ..Toulouse M. Raphael Perry qui a écrit un livre "Bleus Ephémères"  nous a écrit pour avoir la certitude qu'Henri Padou avait bien joué contre Johny Weissmuller qui à un certain moment de sa carrière a pratiqué le water-polo.

 Du reste pendant ces Jeux de Paris, la France avait battu en finale la Belgique mais aussi précédemment les Etats-Unis. 

Or, dans son palmarès de ces Jeux de 1924, outre ses trois titres en natation, Weissmuller arguait d'une médaille de bronze en water-polo. La question est donc celle-ci?

Weissmuller et Padou se sont-ils effectivement rencontrés lors de ces Jeux de Paris?

Il semble que oui mais plus sérieusement, le champion américain fut surement ménagé lors de ce match par ses dirigeants et son nom ne figure pas sur la feuille de match parue dans le journal l'Auto. 

Toujours sur ces Jeux de 1924, il nous reste un film superbe et qui retrace le chemin de deux athlètes britanniques qui ont su puiser dans leur Foi des ressources insoupçonnées. 

Harold Abraham et Eric Liddell ont triomphé à Paris mais leur succès va bien au-delà de cet aspect sportif.

Dans un autre registre, ils nous font penser à ceux des deux athlètes noirs américains qui, sur le podium de Mexico en 1968, avaient levé leur poing ganté de noir afin de protester contre le racisme.

Harold Abraham courait lui pour combattre l'adversité et l'antisémétisme qu'il avait rencontrés à l'Université de Cambridge.

Pour sa part, Eric Liddell qui fut champion olympique du 400m était Ecossais et fils d'un missionnaire en Chine. Eric Liddell courait pour la gloire de Dieu.

Nous étions en 1924 et il aura fallu attendre .. 1981 pour qu'un film leur soit consacré, les Chariots de Feu.

 Nous conseillons du reste aux personnes qui n'ont pas eu la chance de voir ce film de le visionner avant 2024.

Lionel Herbet  


La 11e journée olympique du 22 juin à Samara se prépare activement

 

Le CDOS ne chôme pas ces derniers temps et il répond présent à chaque fois qu'il est sollicité ou organise un évènement.

C'est ainsi que récemment à Moreuil, la jeune nageuse Lucine Allart a reçu le challenge Robert Brandicourt et ensuite la médaillée de bronze d'aviron aux J O paralympiques de  Tokyo Erika Sauzeau a réussi une grande performance dans le cadre même de la Maison des Sports à Amiens.

Elle a en effet battu le record du monde des 10km en ergométrie.

L'autre soir, plusieurs membres du CDOS emmenés par le vice président Claude Hatté s'étaient déplacés à Samara où Patricia Marchand la directrice de ce site historique, les a reçus.

Avec les élus  du CDOS étaient présents quelques représentants de comités départementaux tels le judo, le hockey sur gazon, la boxe. Il s'agissait en effet de préparer la Journée olympique à Samara qui a été créée en .. 1948 par le C I O et qui devait célébrer l'anniversaire des Jeux Olympiques modernes nés le 23 juin 1894 à la Sorbonne à l'initiative du Baron Pierre de Coubertin.

L'USEP qui sera très sollicitée le mercredi 22 juin était représenté par Frédéric  Dordain. C'est en effet une fois de plus dans ce cadre majestueux de Samara que va se dérouler la 11e édition  de la Journée Olympique.

C'est un évènement qui prend chaque année plus de relief et d'importance d'autant que nous ne sommes qu'à deux ans des  Jeux de Paris et  que le Département de la Somme déléguera quelques athlètes, membres des 24 Ambassadeurs du  Club SOMME 24.

 

Plus de 800 participants avec 41 ateliers

On se souvient que l'an dernier le grand espoir de l'athlétisme français Konate avait beaucoup aimé sa visite à Samara. Car le but de cette journée est de permettre à de jeunes élèves de s'initier à certaines disciplines et de faire connaissance avec ces futurs champions.

En préambule à cette réunion menée par Clément Grumetz du CDOS,  Frédéric Dordain de l'USEP a planté le décor:

"Ces deux dernières années avec le COVID, nous n'avions qu'environ 500 élèves présents. 

Or cette année, nous enregistrons plus d'engagements et nous aurons en principe 832 élèves venus de tout le département.

Nous n'avons pas hésité et surtout nous ne refusons personne.  Nous voulions accueillir le maximum d'enfants et augmenter le nombre d'ateliers qui seront au total  41."

L'USEP a donc la mission d'accueillir et de diriger ensuite les élèves vers différents ateliers. Un atelier dure en principe 45 minutes et chaque classe ne pourra participer qu'à cinq ateliers dans la journée. 

Quasiment toutes les disciplines seront à Samara et certaines comme le football auront même trois ateliers.

Certaines disciplines apparaissent pour la première fois comme la boxe qui était représentée à la réunion par M. Dupont, le président du comité de la Somme. On note aussi l'athlétisme qui effectuera son apparition mais aussi  un atelier appelé Caravalud et qui en fait, représente les sports traditionnels picards, le chanbara, le sport en milieu rural, le sport pour tous, le tir laser etc..

Bref une belle occasion pour ces jeunes de découvrir un sport méconnu jusqu'à présent.

Un moment fort de cette Journée sera la cérémonie d'ouverture entre 9h15 et 9h45. Toutes les écoles défileront 

avec leur porte drapeau faisant référence à des Jeux Olympiques passés.

Ainsi, l'école de Nouvion en Ponthieu aura le drapeau des Jeux d'Athènes 1896;  le Petit Saint Jean à Amiens les Jeux de Paris en 1924 et pour clôturer le défilé, la classe les cardamines d'Abbeville  les Jeux de Paris 2024.

Nul doute que tous ces gamins apprécieront comme il se doit ce moment fort de la Journée Olympique.

Les membres présents à la réunion de préparation ont pu visiter les lieux où seront installés les ateliers. Il y aura de la place pour tout le monde car Samara est très vaste et une fois encore, mérite qu'on s'y arrête.

Notre photo: les participants à la réunion de préparation de la Journée Olympique à Samara le 22 juin.

Lionel Herbet


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (18)

 

Que reste-t-il des Jeux de 1924?

 

D'abord, il faut rappeler que ces Jeux de Paris en 1924 survenaient quasiment un quart de siècle après  ceux de 1900 dont nous avons oublié l'existence.

Dans les précédents articles, nous avons évoqué les résultats sportifs, discipline par discipline.

Mais quel héritage nous ont laissé ces Jeux de 1924? 

D'abord, il faut rappeler qu'ils ont été menacés jusqu'au bout par une sorte de léthargie de nos autorités qui trainaient les pieds à la fois pour construire de nouvelles installations mais aussi permettre à nos athlètes de bien se préparer. C'est le mal français, hélas.

Il faut savoir que deux ans auparavant, en 1922, le comité olympique français envisageait de renoncer à organiser les Jeux. Car il faut le répéter, contrairement à 2024, c'est la capitale française qui avait la charge d'organiser les Jeux de 1924.

Heureusement, le gouvernement français vint à la rescousse à la demande de Pierre de Coubertin, citoyen français répétons le et qui s'apprêtait alors à confier l'organisation à Los Angeles.

Il fallait faire vite et le beau projet qui consistait à construire un superbe stade au Champ de Mars ou au Bois de Vincennes fut abandonné.

C'est dommage car aujourd'hui, Paris disposerait  de superbes installations.

Il a alors fallu construire un stade  à Colombes d'une contenance de 60 000 spectateurs avec une piste d'athlétisme. Mais un stade qui ne servira que six fois par an et malheureusement sans confort, loin du centre ville.

Dans son livre Le Phénomène Olympique, Gaston Meyer grand journaliste à l'Equipe, a affirmé que ce stade de Colombes, construit à la hâte a éloigné le public parisien des grandes manifestations sportives.

C'est l'échec numéro un de ces Jeux de 1924.

Même si la natation devait bénéficier de la piscine des Tourelles, longue de 50m et le Vélodrome d'Hiver qui accueillait les sports de salle, un bassin d'aviron à Argenteuil.

Toutefois, le  deuxième revers fut  d'ordre financier alors qu'au plan sportif, ces Jeux avaient été remarquables au niveau des résultats.

Nous avons évoqué précédemment les résultats du Finlandais Paavo Nurmi et du nageur américain Johnny Weismuller plus tard Tarzan au cinéma.

Ces Jeux avaient battu les records de participation: 44 nations, 3092 athlètes dont 136 femmes groupés dans ce qui fut le premier village olympique de l'histoire. Un village composé de baraquements sommaires mais qui avaient l'avantage d'être proches des lieux de compétition. 

Financièrement, ces Jeux se sont soldés par un échec puisque seulement 5 millions de l'époque avaient été récupérés mais la France bénéficiait de réelles retombées car les champions avaient été à la hauteur de l'évènement.

Lors de la cérémonie de clôture, pour la première fois, on vit trois drapeaux monter au mât: le drapeau grec, le drapeau français et le drapeau hollandais car les Jeux de 1928 allaient avoir lieu à Amsterdam.

Ainsi, on rendait hommage à la Grèce, berceau des  Jeux et au pays qui allait organiser les Jeux suivants. 

Ces Jeux de Paris étaient également les derniers du Baron Pierre de Coubertin qui laissait sa place en 1925 au Belge Henri de Baillet-Latour.

Dans le monde d'aujourd'hui, on a tendance souvent à se moquer de cette phrase restée célèbre du Baron Pierre de Coubertin: 

"En sport, l'essentiel est de participer".

Il aurait pu certes dire dire l'essentiel est de gagner mais pas à n'importe quel prix.

En 1924, le mot dopage ne faisait pas partie du vocabulaire sportif. C'était encore le sport pur.

Un siècle après, le baron est toujours dans nos mémoires et un peu partout en France, nous avons des stades, des gymnases qui portent son nom.

Il aura fallu attendre un siècle pour qu'enfin  la France et Paris soient choisis par le CIO après les échecs de 20008 et 2012.

Lionel Herbet


Arnaud Demare et le désert du cyclisme picard 

 

Cela fait maintenant une bonne dizaine d'années que le Beauvaisien Arnaud Demare effectue une belle carrière de cycliste professionnel.

Voici dix ans, il avait été sélectionné aux Jeux Olympiques de Londres et cela doit lui rester comme un bon souvenir.

Professionnel, il est resté fidèle à son premier employeur, la Groupama FdJ entraîné par Marc Madiot et Martial Gayant.

Chaque année, le palmarès d'Arnaud Demare s'est étoffé.

Il a été champion de France,  a remporté des étapes dans le Tour de France et depuis l'an dernier, il participe avec bonheur au Tour d'Italie.

Et surtout il y brille.

C'est ainsi que cette année il a déjà remporté deux étapes au sprint mais dans des arrivées différentes.

La première victoire fut un modèle du genre car il avait été parfaitement emmené par un équipier.

Le train d'Arnaud est désormais au point et cela demande beaucoup de travail et surtout une parfaite entente entre Arnaud et ses partenaires.

Quant à la victoire de ce jeudi, elle a été obtenue au terme d'une longue étape sans difficulté avec un sprint massif.

Là aussi, Arnaud a gagné mais en force car il lui en fallait pour devancer l'Australien Caleb Ewan. La photo finish a en effet été nécessaire pour départager les deux champions.

Arnaud Demare est Picard et fier de le prouver. Ainsi, à l'occasion du seul critérium disputé dans la région, le Prix Jean Renaux à Amiens, il vient quasiment au rabais. Henri Paul Fin qui a aussi participé aux Jeux Olympiques mais 40 ans auparavant, lui est très reconnaissant.

Aujourd'hui, Arnaud Demare, pur Picard répétons le, porte haut les couleurs de notre région. Car il faut hélas le reconnaitre, en Picardie, le cyclisme se porte plutôt  mal.

Nous  n'avons plus les champions des  années 90 (oui je suis nostalgique) mais aussi le cyclisme est devenu très dangereux et il manque de dirigeants et de signaleurs.

Ainsi, des courses sont annulées faute de main d'oeuvre et ce phénomène est général. Le COVID n'a pas arrangé la situation, hélas.

Fasse que la situation s'arrange dans un avenir proche. On peut toujours rêver..

Lionel Herbet. 


Lucine Allart (Moreuil) a reçu le Challenge Robert Brandicourt

 

Lucine Allart fait incontestablement  partie de ces jeunes espoirs sur qui, notre département compte beaucoup pour les Jeux Olympiques. 

La nageuse du club de Moreuil Natation a rapidement progressé et sa notoriété a dépassé les limites de la Somme.

Lucine Allart est à son âge ( elle n'a pas 15 ans), une des meilleures représentantes de cette discipline oh combien difficile car elle exige beaucoup d'entrainement, d'investissement et une vie quasiment de spartiate.

Nous avons fait la connaissance de Lucine Allart ce mercredi  11 mai à Moreuil dans son cadre habituel à savoir le centre aquatique Almeo   de cette petite ville de la Somme qui, à deux reprises dans le passé, a été représentée par des représentants aux Jeux Olympiques.

Philippe Gaumont fut médaille de bronze en cyclisme en 1992 à Barcelone et le cavalier Pascal Morvillers sélectionné en 1984 à Los Angelès.

Lucine Allart espère donc être la troisième représentante de cette ville. Ce ne sera peut-être pas aux Jeux de Paris mais plutôt  ceux de 2028.

Dans ce magnifique plan d'eau de Moreuil, Lucine Allart n'était pas seule pour recevoir ce challenge Robert Brandicourt qui est organisé par le CDOS et qui honore la mémoire d'un homme qui, durant toute sa vie, a été au service des jeunes  au sein de la direction départementale de la jeunesse et les sports.

Née le13 juillet 2 007, Lucien Allart a attiré l'oeil du jury après les deux médailles de bronze décrochées au COMEN à Belgrade du 15 au 17 décembre 2021. Elle a en effet terminé 3e au 100m dos et a pris la même place dans 4x100m 4 nages.

Marcel Glavieux le président du CDOS s'était déplacé avec quelques collègues et il a donc remis le challenge à Lucine:  "Nous sommes réunis pour marquer comme il se doit les résultats d'une athlète qui s'est illustrée dans une épreuve internationale et je lui adresse mes sincères félicitations pour cet exploit . Elle donne par son exemple un courage aux autres membres de son club. Ses performances ne sont pas dues au hasard et elle a surtout persévéré. Ce challenge rejaillit surtout sur elle mais aussi sa famille, son club, son entraîneur  Aurélien Lefebvre  et sa ville de Moreuil".

Marcel Glavieux s'exprimait devant les parents de Lucine,  sa présidente de club Aurélie Brianchon, la vice-présidente du comité de la Somme de natation Maryline Cheron, M. Demouy directeur de ce magnifique établissement mais aussi adjoint au maire de Moreuil, une ville très sportive.

Dernier petit clin d'oeil  sur cette ville de Moreuil et sa reconnaissance pour les sportifs: ce centre aquatique est situé rue Maurice Garin qui fut en 1903, le premier vainqueur du Tour de France. 

Nos félicitations à Lucine qui ne néglige pas ses études et s'apprête même à passer un examen  ces prochains jours.

Lionel Herbet. 


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris 

 

Athlétisme: le 100 m échappe aux Américains (17)

 

Précédemment, en évoquant les épreuves d'athlétisme, nous avons abondamment parlé du Finlandais Paavo Nurmi qui s'était adjugé la bagatelle de cinq médailles d'or.

Il fut évidemment le héros de ces Jeux de 1924 et plus tard, lors des Jeux organisés dans son pays la Finlande en 1952, il eut l'immense honneur d'être le dernier porteur de la flamme olympique sur la piste du stade d'Helsinki.

L'athlétisme ne s'est pas seulement résumée avec neuf médailles d'or pour la Finlande car les Etats Unis ont eux aussi frappé fort.

Ils ont en effet remporté douze médailles d'or

Malheureusement, la course la plus convoitée le 100m, leur échappait.

Pourtant, le jour de la finale,  tout était réuni pour que la victoire revienne à un athlète des USA.

Il y avait en effet dans cette finale quatre Américains  mais trop crispés, ils se sont fait battre par un Anglais Harold Abrahams qui l'emportait à la surprise générale.

Plus tard, cet athlète britannique a été le héros d'un film qui reste encore aujourd'hui très connu: Les Chariots de Feu.

Abrahams était le premier athlète non Américain à s'imposer.

Un autre athlète anglais  se manifestait en s'imposant, record du monde à la clé, dans le 400m: le pasteur Eric Liddell qui ensuite va devenir missionnaire en Chine. 

Toutefois, l'athlète outre bien sûr Paavo Nurmi qui est resté dans la légende olympique est l'Américain Harold Osborn dont les performances devaient passer hélas, inaperçues du public.

Il gagnait en effet le décathlon et une épreuve individuelle, le saut en hauteur.

Un exploit quasiment unique mais quasiment passé inaperçu.

Lors de ces Jeux, la France obtenait deux médailles de bronze.

 Paul Bontemps dans l'épreuve du 3 000m steeple et  Pierre Lewden dans le saut en hauteur.

Justement dans ce saut en hauteur, il faut noter que  Pierre Lewden  franchissait 1m92 alors qu'il ne mesurait que 1m68m.

Il fut l'inventeur de la technique du ciseau avec retournement intérieur. Une technique qui restera longtemps en vigueur jusqu'à ces Jeux de 1968 avec l'arrivée du fosbury-flop du nom de l'athlète qui a révolutionné la discipline..

Pierre Lewden sera désigné pour prêter le serment olympique aux Jeux d'Amsterdam en 1928.

Mais un serment d'un genre particulier car prononcé le lendemain de l'ouverture des  Jeux après un incident n'ayant rien à voir avec le sport. 

Pierre Lewden démontrait amplement qu'on pouvait sauter plus haut que sa taille et plus tard, l'Amiénoise Marie Collonvillé devait s'en inspirer.

Nos photos: les deux Français ayant gagné une médaille de bonze à ces Jeux de Paris: Paul Bontemps et Pierre Lewden.

Lionel HERBET



 

100Km d'Amiens: Jean Claude Piéri et Jean François Delassalle passent la main:

la succession est assurée avec Dominique Lazure 

 

Nous avons souvent eu l'occasion de le signaler ici-même en évoquant la carrière de dirigeant de Jean Claude Piéri, un des membres historiques de Promotion Sport Picardie et qui était présent lors de la création de PSP en 1986.

Jean Claude Piéri vient en effet du monde du cyclisme et pour mémoire son fils Laurent a été professionnel.

Et puis voici une dizaine d'années, PSP a repris l'organisation de l'épreuve mythique des 100Km du Val de Somme et qui sont devenus les 100km d'Amiens.

PSP a repris à son compte cette organisation avec l'Amicale du Val de Somme dont le président était Jean-François Delassalle qui était déjà très actif dans les premières  éditions de ces 100Km avec l'Amiens Université Club.

Voilà sur le plan de l'histoire d'une épreuve sportive qui dure depuis une quarantaine d'années.

Mentionnons cette confidence de Jean Claude Piéri faisant remarquer que dans ce milieu des coureurs de grand fond, il existait encore cette sorte de fraternité entre coureurs et dirigeants et surtout  qu'un mot n'avait pas disparu: MERCI.

Jean Claude Piéri s'est acquitté de sa tâche avec sérieux, passion et respect du sportif.

Sous sa coupe avec Jean François Delassalle, il a mené de main de maitre ces 100Km d'Amiens et il a même organisé quelques championnats de France.

Du reste, il nous rappelait ces derniers jours que la Fédération française d'athlétisme souhaitait qu'Amiens soit candidat pour organiser les prochains championnats de France car à Paris, on a pris conscience du sérieux de Jean Claude Piéri et son équipe.

Hélas, le temps passe trop vite et que ce soit Jean Claude Piéri ou Jean-François Delassalle, ces deux valeureux :dirigeants, ont décidé d'arrêter mais pas n'importe comment.

Tous deux se retirent en douceur, sans fracas et ils seront sûrement présents lors des prochains 100Km en octobre mais le patron sera désormais Dominique Lazure.

Cette passation de témoin s'est déroulée l'autre soir dans la salle des fêtes de Saint Fuscien dont le maire est Henri Paul Fin, membre de PSP, ancien coureur professionnel et sélectionné aux Jeux Olympiques de Munich en 1972.

 

Hommage aux bénévoles

Jean Claude Piéri a voulu honorer tous ceux qui apportent leur concours à ces 100Km, que ce soit dans les stands de ravitaillement, les signaleurs ou tous ceux prêts à secourir un athlète.

C'est un véritable travail de l'ombre et il est rare que ces bénévoles soient reconnus à leur juste  valeur.

Jean Claude Piéri a donc souhaité que le maximum de ces bénévoles (une bonne centaine) puisse se retrouver autour d'un couscous préparé par Jean Paul Plez, président  d'OTS et lui aussi membre de PSP.

"J'ai en effet voulu ce soir réunir exclusivement les bénévoles des  100Km, confie Jean Claude Piéri.

J'ai voulu les remercier de leur présence.

Pour les 100km, il nous faut environ 200 bénévoles et ce soir, ils sont une bonne centaine. Je ne cherche pas à donner de leçon mais j'estime que les bénévoles sont rares et qu'il faut donc en prendre soin. 

Il y a une amitié, une solidarité et un bien être chez les coursiers que nous ne retrouvons pas dans le vélo. Le meilleur exemple est celui des concurrents en tête sur le chemin du retour et qui croisent des coureurs très en retard et seulement à l'aller. C'est souvent sur le chemin du Halage.

Eh bien, il y a un signe amical ou un petit mot entre les coureurs.    

En dix ans, j'ai assuré neuf 100km et cette année le 14 octobre, je ne serai plus le patron.

A partir d'aujourd'hui le patron c'est Dominique Lazure qui remplace aussi Jean François Delassalle en tant que président du Val de Somme."

Dans la vie, Dominique Lazure est maître de conférence à l'Université de Picardie et n'arrive pas en terre inconnue.

" J'ai été modeste coureur et j'ai vraiment commencé à l'approche de la quarantaine.

Je me suis pris au jeu et j'ai participé à plusieurs  Transbaie.et des marathons. J'en ai courus sept ou huit et plus tard des  100 bornes. 

Je vais donc reprendre le flambeau et je dois dire que Jean Claude et Jean François ont fait un travail impeccable.

Ces 100Km sont devenus une épreuve bien rodée et qui marche bien (sic).

Tout est en place avec  beaucoup de succès.

Avoir organisé trois championnats de France en neuf ans, c'est la reconnaissance d'un excellent travail.

C'est reconnu aussi par les coureurs. Au niveau de l'organisation, cette année, ce sera exactement la même chose."

Enfin, pour Jean François Delassalle, c'est une page qui se tourne car il était déjà présent en .. 1979 quand eut lieu la première édition des  100Km chers à nos champions Chantal Langlacé et Claude Ansard.

Notre photo: Jean Claude Piéri aux côtés de Jean François Delassalle et Dominique Lazure.

Lionel Herbet



Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (16)

Paavo Nurmi, à tout jamais dans la légende olympique

 

Evidemment, l'athlétisme, le sport roi aux Jeux Olympiques, va clôturer cette série d'articles consacrés aux Jeux de Paris de 1924.

Des Jeux que la France souhaitait meilleurs que ceux de 1900 qui n'avaient pas été une réussite.

Ces Jeux de 1924 resteront comme ayant été les plus longs puisqu'ils se sont étalés du 3 mai au  27  juillet.

Le 5 juillet, le Président de la République Gaston Doumergue inaugurait officiellement ces Jeux marqués par la chaleur. 

Pour mémoire, quelques mois auparavant, la France avait organisé avec succès les Jeux d'hiver à Chamonix.

Nous avons évoqué précédemment la natation et les exploits de l'Américain Johnny Weismuller qui raflait trois médailles d'or.

Plus tard, ce nageur s'est dirigé vers le cinéma et il est devenu le célèbre Tarzan.

En athlétisme, un athlète a fait mieux puisqu'il a remporté la bagatelle de cinq médailles d'or.

Il nous semble bien que ce record détenu par le Finlandais Paavo Nurmi n'ait pas été battu par la suite.

Paavo Nurmi est resté et reste toujours dans la légende des Jeux Olympiques.

La Finlande lui a été reconnaissante puisqu'aux Jeux d'Helsinki en 1952, il avait été désigné comme le dernier porteur de la flamme olympique.

Paavo Nurmi, au contraire de ses adversaires, n'a pas souffert de la chaleur. Il a commencé par s'imposer dans l'épreuve du cross-country d'une distance de 10 km.

Il faisait tellement chaud que seulement quinze concurrents terminaient l'épreuve.

La veille, Nurmi avait préféré s'abstenir de participer au 10km car il faisait mauvais temps.

C'est un autre Finlandais qui l'emportait: Ville Ritola.

Nurmi a sûrement commis une erreur car il était largement supérieur à son compatriote qui s'entrainait aux Etats Unis.

Mais son grand record fut ce  jour où il s'adjugea deux médailles d'or, sur 1500m (3'53"6) dans un premier temps et ensuite le 5 000m (14'31"2) et dut cravacher pour battre Ritola. 

 Entre les deux courses, Nurmi n'eut qu'une heure et demie seulement de repos.

Là aussi, ce record n'a pas dû être  battu plus tard.

Paavo Nurmi n'avait pas terminé sa moisson car il remportait deux nouvelles médailles d'or: le 3 000m par équipes (avec Ritola pour équipier) et enfin le cross-country en 32'54"8.devant le même Ritola 34'19"4.

Cette épreuve qui disparaitra du programme olympique s'était déroulée en pleine chaleur et avec un passage près d'une ..porcherie ce qui provoquait une odeur insupportable.

Ainsi, à ces Jeux de Paris, la Finlande avait remporté six médailles d'or (le maximum) grâce à Paavo Nurmi 5 et Ritola 1.

Sans oublier un peu plus tard, la victoire d'un autre Finlandais Albin Steenroos qui s'adjugeait le marathon. L'épreuve s'était déroulée le 13 juillet entre Paris et Pontoise. 

Le vainqueur l'emportait avec six minutes d'avance sur son poursuivant le plus proche.

Il avait plus de 40 ans et déjà à cette époque, être âgé pour un sportif n'était pas forcément un handicap.

La moisson finlandaise n'était pas terminée puisque par exemple Lehtonen enlevait le pentathlon  et Myyrra enlevait le titre au javelot.

Soit au total neuf médailles d'or.

Longtemps, la Finlande fut la terre des grands lanceurs du javelot et plus tard, en 1956, le Français Michel Macquet, né à Amiens, prit place parmi les meilleurs lanceurs au monde avec un jet de 79m01.

Pourtant en dépit de ces neuf médailles d'or, un pays a fait mieux: les Etats Unis et évidemment dans les épreuves de sprint.  (à suivre).

Notre photo : Paavo Nurmi héros des Jeux de Paris avec cinq médailles d'or.

Lionel Herbet



Plus que jamais, le cyclisme demeure un sport dangereux

 

Deux exemples viennent nous rappeler que le cyclisme qui a toujours été un sport dangereux, l'était encore.

Ainsi, dimanche dernier, dans Paris-Roubaix, en direct, nous avons assisté à ce contact entre d'une part un spectateur qui était trop près des coureurs  et le Belge Yves Lampaert.

Ce dernier qui se trouvait en bonne position pour la victoire, a effectué une cabriole spectaculaire et il semble que les conséquences ne seront pas heureusement, trop graves.

Autrement plus grave a été la chute du Français Nacer Bouhanni percuté violemment par un spectateur dans une étape du Tour de Turquie. 

Transporté à l'hôpital, Bouhanni est resté de longues heures dans un couloir, à attendre qu'on s'occupe de lui. Heureusement son directeur sportif l'a veillé toute la nuit.

Victime d'une fracture d'une vertèbre cervicale, Nacer Bouhanni l'a raconté: il est resté de longues heures sur un brancard  en ayant toujours sa tenue de coureur. Personne ne s'occupait de lui et il a dû uriner dans une bouteille plastique.

C'est franchement inconcevable et aujourd'hui, Bouhanni qui est passé par une belle porte et qui a failli rester infirme, n'est pas en mesure de savoir quand il pourra remonter sur un vélo.

Et d'avouer à Manuel Martinez de l'Equipe "que le vélo et 70 victoires dans sa carrière, c'était une chose mais que la Vie c'était autre chose".

Nacer Bouhanni est surtout en colère car son accident s'est produit dans une épreuve U C I et non dans une modeste course  amateur.

Le problème est que certains organisateurs sont plutôt laxistes et ne sont pas assez rigoureux.

De plus, un cahier des charges beaucoup plus strict devrait être établi car nous avons la conviction que dans certains pays, une épreuve classée U C I ne représente pas la même chose qu'un Paris-Roubaix par exemple même si des accidents peuvent toujours arriver dans l'Enfer du Nord. 

C'est comme si par exemple, on faisait jouer un match de football de Ligue 1 sur un terrain qui ressemblerait à une pâture? 

Toujours est-il que nous pensons beaucoup à Nacer Bouhanni dont on se souvient qu'avec Cofidis, voici quelques années, il était venu participer au Grand Prix de la Somme organisé par PSP. Courage Nacer.

Lionel HERBET 


La Légion d'Honneur à Charles Coste, champion olympique en 1948: réparer un oubli

 

Voilà une information qui nous ravit et nous ne sommes surement pas les seuls.

Tony Estanguet le patron des Jeux de Paris en 2024 va remettre ces prochaines heures la Légion d'Honneur à Charles Coste.

Ce dernier approche les 98 ans et il aura cent ans au moment des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Charles Coste est aujourd'hui le plus âgé de nos champions olympiques.

Cette médaille d'or, il l'a obtenue au cours des Jeux Olympiques de Londres en 1948.

Ils étaient quatre Français qui devinrent champions olympiques en poursuite par équipes et aujourd'hui, Charles Coste est le seul survivant

Ces Jeux  de 1948 suivaient la deuxième guerre mondiale et douze ans s'étaient écoulés depuis ceux de Berlin en 1936..

Charles Coste a évidemment apprécié le geste de Tony Estanguet qui viendra lui même lui remettre la Légion d'Honneur.

 Charles Coste a d'ores et déjà dédié cette récompense à ses trois équipiers disparus.

Cette Légion d'Honneur remise avec certes beaucoup de  retard est appréciée comme il se doit par Charles Coste et sa famille. 

Pour mémoire, il faut se souvenir que le premier Président de la République à avoir honoré les plus grands champions de cette époque (ils n'étaient pas tous champions olympiques) fut le Général de Gaulle qui, en 1966, a reçu à l'Elysée de grands champions tels Jacques Anquetil, Michel Jazy, Michel Crauste etc

Le Général n'était pas à proprement parler un sportif mais il s'intéressait au sport en général et par exemple, il assistait régulièrement à la finale de la Coupe de France de football.

Il  était présent sur le bord de la route quand le Tour de France en 1960 est passé par sa ville Colombey les Deux Eglises.

On devait même assister à cet extraordinaire évènement: l'ensemble du peloton s'arrêtait et salua  le Général.

Aujourd'hui un peu partout en France, des stades, des gymnases et des rues portent le nom d'anciens champions.

Il est même réconfortant qu'on n'attende pas le décès de ces champions pour les honorer.

Comme par exemple le boxeur Jacques  Bataille dont la salle de boxe à Amiens porte le nom, l'international de football Urbain Wallet qui a un stade à son effigie.

Il arrive aussi et c'est une belle surprise qu'une rue à Amiens porte le nom de Micheline Ostermeyer qui fut double championne olympique à Londres en 1948 au disque et au poids et dont les racines avec Amiens nous semblent un peu floues.

Micheline Ostermeyer a attendu moins longtemps que Charles Coste puisqu'en 1992, le président du CNOSF Nelson Paillou  avait insisté auprès des autorités pour que cette grande championne mais aussi violoniste de talent, reçoive la Légion d'Honneur.

Le médaillé d'argent aux Jeux de Montréal l'haltérophilie Daniel Senet a un gymnase qui porte son nom à l'Université de Picardie.

Nous apprécions comme il se doit l'initiative  de la ville de Clermont Ferrand  dont la patinoire portera bientôt le nom de Papadakis et Cizeron, champions olympiques  et du monde en patinage artistique.

Saluons donc cette Légion d'Honneur certes remise sur le tard à Charles Coste et formulons le voeu que désormais, l'oubli dont il a été victime,  ne se reproduise plus jamais.

Lionel Herbet   


EDITO

Quand Marc Madiot fait référence aux soldats américains du 6  juin 1944

 

La saison cycliste vient de reprendre avec le Grand Prix de la Marseillaise.

Le  journal l'Equipe a interrogé les principaux  directeurs sportifs qui dirigent leur formation depuis pas mal d'années tel par exemple Marc Madiot, le grand patron de Groupama FDJ.

Marc Madiot, c'est une référence  dans le milieu et un homme toujours très écouté.

Coureur, il a remporté à deux reprises Paris-Roubaix et il s'est illustré également dans les épreuves de cyclo-cross. Nous avons eu le bonheur de l'approcher à Amiens et de bavarder avec lui quand il venait participer au Prix Jean Renaux voir à la Licorne avant le départ du Grand Prix de la Somme.

Marc Madiot ne parle pas à la légère. Certes, il n'est plus directement sur les courses en tant que pilote de la voiture de directeur sportif mais rien ne lui échappe. Marc Madiot c'est l'équivalent d'un Cyrille Guimard et c'est une belle comparaison.

Avant le début de cette saison, Marc Madiot s'est livré et il estime qu'un Français peut terminer sur le podium du Tour de France. Il n'affirme pas qu'un Français gagnera le Tour de France mais qu'une place sur le podium est possible puisque par exemple; aujourd'hui Roglic et Pogacar sont au-dessus du lot alors que le Colombien Bernal  se trouve pour de longs mois sur son lit d'hôpital.

 

Marc Madiot a conscience  que la saison 2021 n'a guère été brillante pour son équipe et qu'il convient de faire mieux cette année. Alors, il lui a fallu trouver des mots justes et nouveaux pour motiver ses coureurs et leur redonner à la fois l'ambition et l'enthousiasme.

Eh bien et  c'est une vrais surprise, Marc Madiot a fouillé dans sa mémoire et il a remonté le fil du temps jusqu'au  6 juin 1944 lorsque les soldats américains ont débarqué sur les côtes normandes et sont venus sauver la France de l'invasion  nazie.

"Une comparaison un peu casse-gueule" a convenu Madiot.

Dans sa tête, il a osé cette comparaison tout de même culottée:

"Et si mes coureurs à l'aube de cette saison avaient la même foi que les soldats américains avant de débarquer en France. Ils vont eux aussi monter sur des  barges et se mesurer non pas à des soldats ennemis mais à des bordures, des trottoirs, des pavés, l'Alpe d'Huez, des sprints. Alors, vous n'allez pas me casser les couilles et vous devez y aller".

Pour Marc Madiot, ses coureurs ont bel et bien leur destin dans leurs pédales et si les coureurs de Groupama FDJ n'arrivent pas à se surpasser, franchement ce sera à désespérer.

 

Lionel Herbet 


Décès de René Quesnel et Bernard Quilfen 

 

Alors que le cyclisme professionnel vient de reprendre son activité avec le G P la Marseillaise, que sur son lit d'hôpital en Colombie Egon Bernal se remet de sa terrible  chute survenue à l'entrainement et qui a failli le rendre infirme à tout jamais, voilà que nous sont parvenues deux tristes nouvelles.

A savoir la disparition de deux anciens coureurs à la destinée différente mais qui ont marqué le cyclisme de leur époque:  René Quesnel et Bernard Quilfen.

Voici  quelques jours, c'est chez lui à Frévent que René Quesnel s'est éteint à l'âge de 75 ans.

Les amoureux du cyclisme des années 60 ne peuvent oublier  René Quesnel qui brillait de mille feux dans les courses auxquelles il participait.

Nous étions de sa génération et  dans les années 60,  personnellement nous avons pratiqué une saison, le cyclisme au sein de l'Amiens OA. .

 

Le temps d'approcher seulement sur la ligne de départ car ensuite le bonhomme s'envolait vers la victoire, 

René Quesnel n'est jamais devenu professionnel car à cette époque, existait la catégorie des indépendants et les meilleurs gagnaient bien leur vie.

René Quesnel a eu une belle carrière et son palmarès s'orne de 300 victoires.

Il a couru durant 60 ans et nous nous rappelons qu'en septembre 2018, nous lui avions consacré sur le site du CDOS, un article sur le jubilé qu'il organisait chez lui à Frévent.

Il avait tenu à réunir ses amis et pas seulement ceux du monde cycliste puisque par exemple l'athlète et compagnon de Michel Jazy, Jean Wadoux avait tenu à être présent.

Ce dimanche, nous apprenions une autre mauvaise nouvelle avec la mort de l'ancien professionnel et directeur sportif Bernard Quilfen qu'on appelait familièrement Kiki.

Il fut un équipier de Bernard Hinault et remporta en solitaire une étape du Tour de France.

Il était ensuite devenu directeur sportif et nos deux Picards Eddy Seigneur et Francis Van Londerseele qui l'ont approché de près ont manifesté leur tristesse. Bernard Quesnel faisait l'unanimité autour de lui car c'était un homme sincère et surtout fidèle en amitié.

 

Lionel HERBET 


EDITO

Bernard Hinault a toujours son franc parler

 

Intéressante l'interview de Bernard Hinault dans un quotidien régional. Ceux qui ont la chance de l'approcher ne seront pas surpris de ses déclarations qui concernent évidemment le cyclisme d'aujourd'hui et qui traduisent une sorte de morosité.

Les deux principales questions ont évidemment porté sur la date d'une victoire d'un Français dans le Tour de France et son opinion sur Julian Alaphilippe. Bernard Hinault est le dernier Français à s'être imposé dans le Tour de France et franchement, ce n'est pas demain que le Breton connaîtra  son successeur.

Dès lors, si tel était le cas, le Blaireau entrerait directement dans les ordres et deviendrait curé ainsi qu'il l'a déclaré.

Non tout simplement il ne faut pas rêver: les professionnels français ne sont pas en mesure de gagner pour un bon moment encore le Tour de France.

Y compris Thibault Pinot qui fera peut-être un grand Tour mais pas pour le gagner.

 

Y compris aussi Julian Alaphilippe qui est un peu le sosie de Hinault et qui sera en mesure  de remporter des étapes et de porter le maillot jaune mais pas au point de le ramener à Paris.

Selon Bernard Hinault, nos Français sont trop vite gâtés et en oublient la rigueur, la volonté. Hinault a noté que nos meilleurs Français couraient pour une formation étrangère où règne la discipline et une meilleure préparation.

Ce que dit aujourd'hui Bernard Hinault, rappelons que l'ancien champion du monde Laurent Brochard champion du monde 1997 et que nous avions rencontré avant une épreuve à Blangy sur Bresle, nous avait déclaré exactement la même chose.

En ce sens qu'il aurait un successeur plus rapidement que Bernard Hinault. Il avait vu juste puisque Julian Alaphilipppe lui a succédé.

Toujours dans cet entretien, Bernard Hinault se montre d'autant très  pessimiste au sujet de l'avenir du cyclisme professionnel français. Il avait vu juste quand il nous avait déclaré avant le départ d'une édition de la Côte Picarde, voici quelques années,  que l'Afrique allait bientôt s'éveiller (Gabon, Rwanda etc)  et qu'un jour, nous verrions débarquer les Chinois..

 

Lionel Herbet 


Un  siècle après, les Jeux Olympiques à Paris (8)

Le cyclisme à l'honneur avec Lucien Michard et Armand Blanchonnet

 

 

On imaginait mal des Jeux Olympiques ayant lieu en France et plus particulièrement à Paris sans que le cyclisme tricolore ne soit à l'honneur.

Dans ces années d'entre les deux guerres, le sport cycliste se porte très bien en France.

Sur le Vélodrome municipal de Vincennes, les 26 et 27 juillet 1924 les épreuves sur piste allaient  permettre à un pistard de se mettre particulièrement en évidence.

Il s'agit notamment de Lucien Michard qui devenait  champion olympique 1 000 m sur piste. Né en 1903 à Epinay sur Seine, Michard n'avait que 21 ans quand il décrocha la médaille d'or. Il avait couvert les 200 derniers mètres en 12".

C'était un pur sprinter car outre  son titre olympique, il fut  double champion du monde amateur en 1923 et 1924 et quatre fois chez les professionnels 1927, 1928,1929 et 1930.

Il est décédé en 1985.

 

Autre coureur tricolore à s'être illustré aux Jeux de Paris: Armand Blanchonnet.

C'est surtout sur route  qu'il s'est illustré puisqu'il a décroché deux médailles d'or : champion individuel et champion par équipes avec la France.

Il était surnommé le Phénomène et à Paris, il avait 21 ans en raison de sa puissance physique. Il faut se rappeler qu'à cette époque, la course en ligne disputée avec départ et arrivée au stade de Colombes était en fait une course contre la montre comptant exactement ..188km.

Avec un passage à Gournay en Bray.

Rappelons les équipiers d'Armand Blanchonnet: René Hamel 2e, Georges Wambst 8e et André Leducq 9e  ce dernier étant à l'aube d'une carrière prestigieuse.  

Armand Blanchonnet  était licencié au club peut-être le plus prestigieux de l'époque : le Vélo Club de Levallois. Un club que d'aucuns ont plus tard comparé au Réal de Madrid en football. 

La moisson n'était pas terminée puisque était au programme une épreuve inédite: le tandem. Course qui a vu le succès de Jean Cugnot et Lucien Choury. Jean Cugnot devait un peu plus tard trouver la mort lors d'un accident de course à proximité de l'endroit où il était devenu champion olympique. C'était en1933 et il avait tout juste 33 ans.

 

Nos photos:

Lucien Michard champion olympique de vitesse et l'équipe de France championne olympique sur route.

 

Lionel HERBET


POPULARITE

Et si Tony Yoka était un peu comme Jacques Anquetil?

 

C'est une question qui a été posée ces derniers temps sur les réseaux sociaux. Il s'avère en effet que Tony Yoka, le plus grand champion que la France pugilistique possède depuis plusieurs années, n'a pas la place qu'il mérite dans le coeur des aficionados de la boxe.

Il semble en effet évident que le champion olympique de Rio en 2016 ne jouit pas dans le  grand public  de cette reconnaissance et de cette popularité qu'il mérite amplement.

Tony Yoka est peut-être à l'heure actuelle le vrai successeur d'un certain Georges Carpentier qui, voici exactement un siècle, défiait aux Etats Unis le grand Jack Dempsey pour le titre mondial des poids lourds.

Les moyens d'information  n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui mais en ce mois de juillet 1921, tous les médias français s'étaient battus pour être les premiers à donner le résultat.

Ce fut une énorme déception car Carpentier avait échoué mais en cette période, il jouissait d'une popularité exceptionnelle.

 

Popularité qui baissa régulièrement dans le pays lorsque Carpentier perdait un peu plus tard sa couronne mondiale des mi-lourds au profit d'un autre Français Siki.

Pour un champion français qu'il soit boxeur, cycliste ou footballeur, la popularité n'est donc pas éternelle.

Seul peut-être le grand Marcel Cerdan a été constamment populaire mais hélas, on sait qu'il a trouvé une mort tragique dans un accident d'avion.

Pour revenir à Tony Yoka, il semble qu'il soit quelque peu négligé par une partie de l'opinion française.

Pourquoi?

Le fait que tout lui a réussi jusqu'à présent, qu'il peut se préparer aux Etats-Unis sans aucun souci financier.

En France, Tony Yoka est respecté mais pas forcément aimé et c'est dommage.

 

Voici un peu plus d'un an, quand il a battu Johann Duhaupas, beaucoup auraient aimé un résultat inverse. Car le boxeur abbevillois donne l'image du gars à qui la vie n'a pas fait de cadeaux  et qu'il s'est construit tout seul ou presque.

A l'indice de la popularité, Yoka n'est pas forcément supérieur à Duhaupas. Car en France et cela ne concerne pas que la boxe, on préfère le numéro deux au numéro un.

 

Revenons un demi siècle en arrière avec le cyclisme.

 

D'un côté, nous avions Jacques Anquetil cinq fois vainqueur du Tour de France et de l'autre Raymond Poulidor, abonné aux places de 2e mais qui était beaucoup plus aimé dans le public que Jacques Anquetil.

C'était injuste mais hélas rigoureusement exact.

La France sportive a longtemps préféré les dauphins aux champions.

C'est comme çà.

Ce qui peut arriver en ce moment à Tony Yoka est un peu identique à ce qu'a connu  Brahim Asloum, champion olympique à Sydney en 2000. Chez les pros, Asloum était souvent confronté à une certaine hostilité de la part du public mais aussi des certains médias.

Alors, pour Tony Yoka il lui reste bien des occasions de conquérir le coeur de ceux qui le boudent en ce moment.

Prochainement, il va rencontrer Filip Hrgovic et s'il l'emporte, il aura l'occasion de défier l'actuel champion I B F des poids lourds Oleksandr Usyk.

Et si tel est le cas, Tony Yoka sera bel et bien le premier boxeur français champion du monde dans la catégorie reine de la boxe: les lourds. A ce moment, on sera à la fois admiratif, respectueux et surtout  Tony Yoka connaîtra la popularité, la gloire et surtout le respect..

 

Lionel HERBET


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024 (6)

Les Jeux de 1924 furent les plus longs de l'histoire olympique

 

 

Nous avons jusqu'à présent rappelé comment les Jeux Olympiques de 1924 ont été attribués à la Ville de Paris.

Ce furent les premiers Jeux qui virent la création du village olympique, lieu réservé exclusivement aux athlètes de toutes les nations.

Le 5 juillet 1924, est proclamée l'ouverture de  ces 8e Jeux Olympiques.

 

L'athlète Géo André  proclame le serment olympique en levant le bras droit:

"Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport".

Ce message sera repris à chaque ouverture des  Jeux.

 

Présent à cette cérémonie, le Président de la République Gaston Doumergue déclare plus sobrement:

"Je proclame l'ouverture des Jeux Olympiques de Paris célébrant la huitième olympiade de l'ère moderne".

Nous l'avons déjà souligné, la France présente 473 participants dans 17 sports différents.

A l'arrivée, la France va récolter 14 médailles d'or, 14 d'argent et 13 de bronze. Un bilan très correct pour l'époque.

Pourtant ces Jeux sont surtout marqués par les performances de deux immenses champions, le Finlandais Paavo Nurmi en athlétisme et le nageur Johnny Weismuller futur Tarzan au cinéma et surtout premier nageur au monde à descendre sous la minute au 100m crawl.

 

 A  eux deux, ils obtinrent 8 médailles d'or.

Ces Jeux Olympiques dont on rappelle qu'ils venaient quasiment après la première guerre mondiale virent la cohabitation du sport et  artistique.

En effet, de nombreuses vedettes de l'époque vinrent assister aux épreuves et notamment Giraudoux- Montherlant- Valery- Claudel-etc

Mais ce qu'a surtout retenu le grand champion français dans ses mémoires Michel Jazy, c'est la durée de ces Jeux de 1924.

En effet, ils furent les plus longs de toute l'histoire puisqu'ils ont duré près de trois mois du 3 mai au 27 juillet. Aujourd'hui, ces Jeux ne doivent pas dépasser quinze jours sans compter bien sûr les Jeux Paralympiques qui n'existaient pas à cette époque.

 

Lionel Herbet


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris 

318 athlètes défendent les couleurs de la France

 

Nous avons évoqué brièvement  la cérémonie d'ouverture de ces Jeux Olympiques de 1924, organisés pour la deuxième fois à Paris après ceux de 1900.

1924 coïncide avec l'installation du  premier village olympique.

C'est un lieu réservé exclusivement aux athlètes venus de tous les continents.

 

Certes, en cette année 1924, le nombre de nations présentes est largement supérieur à ceux enregistrés quatre ans auparavant à Anvers.

Il est vrai qu'en 1920, le monde se remet tout juste  de la guerre mondiale 14-18 et qui a fait tellement de dégâts humains.

Ainsi, 28 nations seulement étaient présentes à Anvers et quatre ans plus tard, elles seront 44 pour un total de 3 000 athlètes.

 

Pour sa part, l'équipe de France compte pas moins de 318 athlètes soit 299 hommes et seulement 19 femmes. On est loin de la parité actuelle.

Le 5 juillet 1924 dans le stade de Colombes, plein à ras bord,  les athlètes du monde entier défilent pour la cérémonie d'ouverture. Il faudra attendre un siècle pour que la cérémonie d'ouverture n'ait pas lieu dans un stade mais en plein air et d'ores et déjà, on salive à l'idée de voir les sélectionnés du monde entier, défiler sur la Seine.

En cette année 1924, le défilé des nations dans le stade olympique n'est pas à vrai dire, une première.

En 1908 aux J.O. de Londres, une cérémonie d'ouverture avait eu lieu mais elle manquait de faste.

Le public n'est pas seulement parisien mais issu de nombreuses régions et nombreux parmi les spectateurs ceux qui sont venus par le train.

 

Dans la tribune d'honneur, le Président de la République Gaston Doumergue est évidemment aux premières loges aux côtés du prince de Galles et évidemment du Baron  Pierre de Coubertin.

 

En ce 5 juillet 1924, il fait très chaud sur le stade de Colombes et les délégations en tiennent compte mais ce sont les Suisses qui recueillent le plus vif succès populaire. Ils ont en effet adopté une tenue légère.

Toutes les délégations viennent se ranger par ordre alphabétique au centre de la pelouse de Colombes.

Les athlètes écoutent sagement le serment de Géo André  et ils regagnent alors le village olympique à deux pas du stade. Ils y séjourneront durant toute la durée des Jeux. Ils bénéficient d'un réel confort avec douche et chaque chambre comporte trois lits. Les repas sont pris dans un restaurant proche.

Sur place, dans le village olympique, les athlètes peuvent aller au restaurant, au bureau de PTT, au bureau de changes et salon de coiffure.

A l'issue des Jeux, le village olympique sera vendu à l'acquéreur le plus offrant.

 

Lionel Herbet 


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024

Le village olympique est inauguré en 1924

 

C'est à Paris, lors des Jeux Olympiques de 1924, que pour la première fois, les athlètes venus de tous les pays du monde vont pouvoir accéder au village olympique. Un lieu où les athlètes hommes et femmes, champions ou participants anonymes, vont loger durant la durée des Jeux.

C'est évidemment une grande avancée.

Ce village olympique ferait évidemment sourire aujourd'hui car à l'époque, il était constitué de petites baraques.

Ce village permet donc  à tous les athlètes d'être regroupés durant la durée des Jeux. Il est installé non loin du stade de Colombes.

C'est un lieu de fraternité et les exemples ne manquent pas de voir des athlètes aussi différents que les Américains et les Russes s'installer à la même table. Pour nous qui avons eu l'immense bonheur d'entrer dans le village olympique à Rome en 1960, nous pouvons certifier que nous y avons passé quelques moments extraordinaires.  Nous ne résistons pas à publier cette photo, prise à l'intérieur du village, avec Michel Jazy qui allait quelques jours plus tard, obtenir la médaille d'argent du 1500m.

 

Pour revenir à Paris en 1924, ce village incarne à merveille l'esprit olympique tel que le concevait le baron Pierre de Coubertin.

On a aujourd'hui tendance à juger le rénovateur des Jeux modernes avec notre regard actuel mais à cette époque, voici un siècle, le Baron Pierre de Coubertin était un immense dirigeant sportif.

Celui-ci voulait à partir de la construction de ce village, réunir toutes les jeunesse du monde entier, de toutes les races, de toutes les religions.

Dans le village où l'athlète dormait et prenait ses  repas, toutes les barrières s'abaissaient.  C'était et c'est toujours un lieu de convivialité et dans lequel naissait de belles histoires d'amour comme ce mariage qui fut célébré en 1968 à Mexico entre Vera Caslavska et Josef Odlozil, deux champions tchèques.

Comment serait  perçu aujourd'hui le Baron Pierre de Coubertin ? Nous l'ignorons mais son souvenir restera éternellement.

Le Baron Pierre de Coubertin estimait, à juste raison, que l'athlète était chez lui dans le village olympique.

Il était dans son monde. 

A partir de ces Jeux de Paris voici un siècle, on devait  conclure que les Jeux Olympiques n'étaient pas que du sport mais qu'ils représentaient bien autre chose.

 

Lionel Herbet


Un siècle après: les Jeux Olympiques à Paris en 2024

 

C'est un club qui organise et non la France en l'occurrence le Racing Club de France

 

Il faut bien le reconnaître: si dans l'ensemble ces Jeux de 1924 se sont soldés par un grand succès à la fois sportif et populaire, les mois qui avaient précédé cet évènement avaient été catastrophiques. 

 

C'est qu'à cette époque, disons des années folles, des années d'insouciance et au cours desquelles Mistinguett et Maurice Chevalier font chanter le pays, la France ni la Ville de Paris ne souhaitaient vraiment travailler afin d'organiser ces Jeux.

Fait unique dans l'histoire des Jeux. C'est un club, le Racing Club de France qui va secouer le monde politique et organiser lui-même sur des terrains datant de l'avant guerre, à Colombes.

 

Il avait été un moment question  du stade Pershing et celui du Parc des Princes.

Le club décidait  d'agrandir le stade de Colombes et de le porter à une contenance de 60 000 spectateurs.  A la condition que la moitié des recettes lui revienne.

L'architecte  Louis-Faure Dujarric fut le concepteur du nouveau stade.

Cet homme s'était passionné pour mener à terme son projet et il était membre du R C France, ancien coureur à pieds et capitaine de l'équipe de rugby.

Ce stade devait plus tard en 1928 porter le nom de stade Yves du Manoir en souvenir d'un international de rugby décédé tragiquement début janvier de cette année 1928.

Longtemps, le stade Yves du Manoir demeura le stade le plus moderne  de France jusqu'à la rénovation du Parc des Princes dans les années 70.

Le Comité Olympique français qui était à court d'argent décidait de lancer une vaste opératon collecte auprès de tous ls maires de France.

LesJeux de Paris étaient  ainsi sauvés et au début de cette année 1924, Chamonix accueillait  les premiers Jeux Olympiques d'hiver.

Cela faisait de la France une des nations les plus olympiques de la planète.

 

Lionel Herbet 


Nécrologie

Marc Grenon, un ancien de P S P nous a quittés

 

C'est avec beaucoup de tristesse que nous venons d'apprendre le décès de Marc Grenon. Toute la famille de Promotion Sport Picardie pleure un homme qui, durant des années a été à son service.

Marc Grenon aura été dans les années 80-90 un animateur éclectique dans le monde du sport amiénois.

Au plan de Promotion Sport Picardie qui  commençait à organiser le Tour de la Somme, Marc Grenon fut le secrétaire de cette structure sportive qui venait de se créer sosu la houlette de Hubert Louvet.

Marc Grenon venait surtout du billard dont il fut un animateur hors pair que ce soit dans son club ou sein du comité de la Somme. En ce début des années 80, le comité départemental olympique de la Somme venait d'être installé et Marc Grenon y participa en tant que représentant du billard. 

 

Marc Grenon était intéressé par tous les sports et en 1981 quand Radio Amiens fit ses premiers pas, il devait rejoindre la petite équipe sportive dans laquelle nous avions une bande de copains comme Edouard Duhamel, Alain Saguez, Christophe Verkest et votre serviteur.

Marc Grenon fut aussi correspondant sportif du Courrier Picard. Bref, Marc fut un  compagnon dévoué, serviable et surtout doté d'un sens qui se perd: l'amitié. Son épouse n'était jamais très loin.

Auparavant, Marc Grenon avait servi en Algérie durant son service militaire et au plan professionnel, il était employé à l'UAP Amiens.

Voici une  vingtaine  d'années, Marc décidait de quitter notre région et ensuite, il nous est revenu.

Aujourd'hui nous pleurons  cet homme.

Ses obsèques civiles auront lieu lundi 22 novembre à 14 heures au crématorium  de  Beaurains (62).

 

Lionel Herbet  


Un siècle après, les Jeux Olympiques à Paris en 2024 

 

5 juillet 1924: Géo André prête le serment olympique

 

Dans notre précédent article, nous avons évoqué les difficultés de la capitale Paris mais aussi de la France pour se voir confier par le C IO l'organisation des  Jeux Olympiques   de Paris 1924.

C'est le Baron Pierre de Coubertin qui avait écrit, de sa main, au Préfet de Paris pour lui annoncer la bonne nouvelle et ce, trois ans avant.

Contrairement aux Jeux de 2024, il faut bien se souvenir qu'à cette époque, Paris ne disposait pas de stade digne de ce nom.

 

Il a donc fallu construire le stade de Colombes d'une contenance de 60 000 places  sur les terrains du Racing Club de France. Il a été reproché et c'est toujours d'actualité que ce stade de Colombes n'était pas très accueillant, construit au coeur d'une banlieue anarchique et qui depuis, n'a guère servi d'autant que plus tard le Parc des Princes et aujourd'hui le Stade de France sont plus dignes d'accueillir un  grand public.

Il faut aussi savoir qu'à un  certain moment, le Baron de Coubertin ( avril 1922) a bien failli retirer l'organisation des Jeux à Paris et les confier à Los Angelès.

Heureusement, cela ne se fit pas grâce notamment au Gouvernement français qui prit les choses en main. 

Outre le stade de Colombes, était construite la piscine des Tourelles avec un bassin de 50m,  le Vélodrome d'hiver devant accueillir les sports de salle et un bassin d'aviron sans oublier une piste pour le cyclisme.

 

Pour la première fois, un village olympique était construit afin d'y loger les athlètes. Il était fait de baraquements primaire.

Le 5 juillet 1924, c'est le Président de la République M. Gaston Doumergue qui proclamait l'ouverture des Jeux. A ses côtés, figuraient le Ras Tafari futur Haïlé Sélassé et le Prince de Galles qui deviendra plus tard le futur Edouard VIII.

On notait la participation de 3 092 athlètes dont 136 femmes représentant 44 nations; le record absolu.

Le serment était lu par Géo André spécialiste du 110m haies. 

Ces Jeux devaient être marqués par un grand succès dépassant les Jeux d'Anvers en 1920 et même Stockholm en 1912.

A ces Jeux de Paris, avait été reconduit le programme d'Anvers mais on y avait ajouté la pelote basque, le canot automobile et ce à titre de démonstration.

Notre photo: Géo André prononce le serment avant l'ouverture des Jeux de Paris le 5 juillet 1924.

 

Lionel Herbet